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Notre Lignée

 

4. Keizan Jôkin (1264-1325) Keizan

En 1271, il reçut la tonsure de Gikai, puis il devint quelque temps son assistant personnel à Eiheiji. Mais ce n'est qu'après diverses pérégrinations, à l'âge de trente-deux ans, qu'il le rejoignit finalement au Daijôji. En 1295, il reçut sa transmission et la robe (jap. kesa) de Dôgen déjà remise par Ejô à Gikai. Trois ans après, il lui succéda comme abbé du Daijôji. Puis il ouvrit le monastère de Yôkôji, dans la péninsule de Noto, auparavant un temple shingon, où il s'installa en 1317. Ce monastère restera le monastère principal des disciples immédiats de Keizan. Il ouvrit par la suite le monastère de Sôjiji, un ancien monastère de l'école Ritsu dans la province de Sagami (dans l'actuelle préfecture de Kanagawa) qui connut une longue destinée. Sôjiji fut officiellement inauguré en 1324. Keizan est l'auteur de plusieurs ouvrages, notamment Les trois méditations - Sankon zazen setsu, "Le recueil des points à observer dans la méditation" Zazen yôjinki, Le Recueil de la transmissiond e la Lumière , Denkôroku, une série de sermons dans le style des recueils de la lampe chinois, ainsi que "Les Règles pures du Tôkokuji" plus connues sous le titre des "Règles pures de Keizan" (Keizan shingi).
Sur Keizan, on pourra lire sa biographie publiée en 1915 en anglais par l'école sôtô ainsi que l'ouvrage de Bernard Faure consacré à l'imaginaire et à l'univers onirique de Keizan qui, selon sa formule, "vivait ses rêves tout autant qu'il rêvait sa vie".


5. Gasan Jôseki (1275-1365)
6. Taigen Sôshin (mort en 1371)
7. Baisan Mompon (mort en 1417)

L'une des plus importantes figures de l'école sôtô à la fin du XIVe siècle. Il était de la province de Mino (dans l'actuelle préfecture de Gifu) et prit les vœux au Genjiji, un monastère de l'école vinaya. Il étudia le zen à Sôjiji et succéda à Taigen Sôshin.
En 1382, il devint l'abbé-fondateur (jap. kaisan) d'un monastère dans la province d'Echizen (dans l'actuelle préfecture de Fukui), en fait un ancien temple, qu'il rebaptisa en Ryûtakuji. Il fonda également le temple de Kongôji et fut l'abbé de Butsudaji. Baisan fut élu en 1390 onzième abbé de Sôjiji et il instaura dans ce monastère, avec les héritiers de Gasan, un système de rotation abbatiale. Les abbés furent alors choisis alternativement dans les principales lignées issues de Gasan. Il mourut le 7-9 de la 24e année de l'ère Ôei [1417]. L'époque est propice aux anecdotes miraculeuses. L'une d'elles veut que Baisan se soit une fois réfugié dans une maisonnée pour y passer la nuit. La maisonnée, perdue dans la campagne, était alors déserte. Mais le maître des lieux revint au milieu de la nuit, ivre mort. Il prit le moine pour un voleur, dégaina son sabre et trancha vif l'intrus. Le lendemain matin, il se réveilla pris de remord quand il vit, à sa grande surprise, Baisan calmement assis en méditation. Il s'écria : "Comment est-ce possible ?" mais Baisan ne répondit pas, se contentant de sortir de ses manches une petite statuette de Kannon qu'il portait toujours avec lui. La statuette était tranchée en deux. L'homme se prosterna et devint – évidemment – le disciple de Baisan. Baisan avait une particulière dévotion pour la méditation. Dans le code monastique qu'il rédigea en 1415 pour son monastère de Ryûtakuji, il enjoignait ses moines de méditer vingt-quatre heures sur vingt-quatre s'ils n'avaient rien d'autre à faire !


8. Jochû Tengin (1365-1437)
9. Sekisô Enchû (mort en 1455)
10. Taigan Sôbai (? - 1502)
11. Kensô Jôshun ( ? - 1507)
12. Jisan Yôkun (n.d.)
13. Daichû Reijô
14. Nan'ô Ryôkun
15. Daijû Ryûzon
16. Hôgan Zensatsu

17. Ryôzan Chôzen
18. Kisshû Genshô
19. Kigai Mon'ô
20. Kanshû Taisatsu
21. Tensô Juntetsu
22. Kenkoku Keisatsu
23. Raiten Gensatsu
24. Kengan Zesatsu
25. Hôkoku Satsuyû
26. Rotei Shoshuku
27. Fuhô Tatsuden
28. Kachû Jakuchû
29. Bunzan Kôrin
30. Daichû Bunki [Daichû Getsuzan]

31. Chôko Bungei
32. Roshû Ezen
33. Reisai Emon

34. Tokuzui Tenrin
35. Shogaku Rinzui
36. Butsuzan Zuimyô (Machita)
37. Bukkan Myôkoku (Niwa)

38. Butsuan Emyô (Niwa)



39. Zuigaku Rempô (Niwa, 1905-1993) Zuigaku Rempo

Il succéda à Butsuan Emyô Niwa comme supérieur du temple de Tokei'in. Après avoir assumé le poste de vice-abbé, il devint en 1985 le 77e abbé du monastère d'Eiheiji, l'un des deux principaux temples de l'école sôtô. Il reçut alors le titre impérial de Jikô Enkai zenji ("Maître zen Lumière de Compassion, Océan de Plénitude"). Il est décédé en septembre 1993. Tetsuzan Gendô Niwa lui a succédé en 1986 comme supérieur de Tokei'in.
Ses calligraphies sont réputées. Il les signait de divers noms de plume : Robai ("Le vieux prunier"), Baian ("L'ermitage au prunier") ou Baishian.

 


40. Gudô Wafu (Nishijma, 1919-2014) Gudo Wafu

Il naît en novembre 1919. En octobre 1940, il participe à une première retraite au temple de Daichûji sous la direction du maître zen Kôdô Sawaki (1888-1965). En décembre 1973, il reçoit l'ordination de Rempô Niwa puis sa transmission en décembre 1977. Il est l'auteur d'une trentaine d'ouvrages dont, en anglais, How to practice zazen et To meet the real dragon. Il est décédé à Tôkyô le 28 janvier 2014.



 

Patriarches occidentaux

41 . Chodo Cross Chodo Cross

Disciple de Gudo Wafu Nishijima avec qui de longues années durant il travaille à la traduction du Shôbôgenzô , recueil fondamental et précieux des enseignements de Maître Dôgen légués au zen Sôtô et au bouddhisme zen et à l’humanité plus largement.

 

42. Pierre Taigu Sensei Né en 1964. 

Pierre Taigu

Enfant rêveur et poète. Découvre le Bouddhisme très jeune, vers 10 ans et sera à jamais profondément séduit par l'image du Bouddha assis. Il commence a s'asseoir à treize ou quatorze ans. A la vue d’une vieille none en zazen il se sent profondément touché et converti par la vérité du Kesa. Pratique au temple de Valenciennes, Hoku Futsu Zenji ; il reçoit tokudo en 1983 des mains d'Etienne Mokusho Zeisler enseignant et moine zen au temple zen Sôtô de la Gendronnière. Très actif au Dojo de Lille de 1982 a 1989.
A la mort d'Etienne Mokusho, il devient moine sans sangha. Coud des kesas qu'il offre souvent. De retour de Syrie, s'installe dans la region de Dunkerque et y pratique.
Part pour la Grande Bretagne en 1997 et y pratique et enseigne zazen et la couture du kesa. C’est ici qu’il rencontre le maître zen Mike Chodo Cross, successeur de Maître Nishijima et étudie sous sa direction. Il reçoit Denpo, le Shiho, en 2002. Depuis 2006 il vit au Japon d’où il enseigne, y pratique, y coud et répare des robes bouddhiques dans la tradition nyohoe. Pratique la mendicité rituelle, Takuhatsu, et une dévotion toute particulière pour Jizo et Kannon.
Deviens en 2008 un enseignant très actif de la Sangha en ligne Treeleaf de langue anglaise au côté du prêtre Sôtô Jundo Cohen. Depuis 2013 il enseigne très activement et prépare intensivement la transmission du Dharma à son disicple Federico Dainin Jôkô, fondateur de la Montagne Sans Sommet.

 

43. Massimiliano Federico Dainin Jôkô SanFederico Procopio

Fondateur de La Montagne Sans Sommet ; il commence à pratiquer le bouddhisme zen en 1996 recevant les premiers préceptes en Italie puis continue la pratique en arrivant en France dans l’Ecole Sôtô. La rencontre avec le zen Rinzai coréen (Chogye) et plus particulièrement de l’enseignement de Maitre Seung Sahn (Ecole Kwan Um) ainsi que la pratique de la voie des Kôan le meneront de longues années dans l’enseignement de cette lignée et particulièrement auprès des Maîtres zen BonYo et WuBong de qui il recevra l’ordination monastique, la charge d’enseignant de Dharma et la responsabilité d’abbé du temple Saja Hoo Soen Won de Paris. En 2010 il revient dans sans famille d’origine le zen Sôtô où il recevra à nouveau Tokudo, l’ordination monastique, par le Maître zen Katia Koren Robel au temple zen de la Gendronnière, temple Sôtô principal d’Europe. Entre 2007 et 2011 il est activement membre et administrateur de l’Union Bouddhiste de France au sein de laquelle il œuvre à l’implantation du Bouddhisme français. Depuis 2013 il reçoit la formation intensive de préparation au Shiho, la Transmission de Maître zen par un lien fort avec Maître Taigu de qui il reçoit en 2014 Denpo, la succession dans la lignée des Patriarches. Il œuvre à transmettre un zen moderne et joyeux en harmonie avec notre culture occidentale ; un zen engagé et authentique, vivant et créatif – biographie