petitsMoines

Veilleurs au coeur des villes

 

A quoi servirait notre pratique si elle n’était qu’une pratique personnelle et privée refermée sur nos seules chapelles bouddhistes?
Lorsque vous êtes heureux, vraiment heureux, n’avez vous pas envie de le faire savoir et le partager au monde entier?
Une pratique spirituelle sincère c’est pareil.
J’ai entendu un jour un maître zen français dire: “on va pas aller enseigner ou méditer avec des curieux, des touristes où je ne sais pas qui d’autre...”
Ici, dans notre sangha, c’est le contraire, je veux que l’on porte cette belle pratique au cœur du monde, au près de tout être, sans l’imposer et sans forcer la présence.
Mais lorsque nous le pouvons avec humilité et beaucoup de joie, partager nos cérémonies et notre assise silencieuse dans n’importe quel endroit et par là même cesser de croire que méditer et célébrer la vie c’est l’affaire d’un temple et entre bouddhistes.
Quand j’étais jeune, ma vie a été bouleversée par l’enseignement d’un Maître Zen, émerveillée par la beauté touchante des cérémonies et sauvé par la pratique de l’assise silencieuse des bouddhas;
Je veux donc répandre cette lumière avec mes disciples aussi généreusement et largement que je l’ai reçue. Pour le bien de tous les êtres.
Nous devrions tous à notre façon nous évertuer à apporter beauté, paix, bienveillance et bonté tout au tour de nous, où que nous soyons. Notre pratique nous y aide incroyablement."

  

(Federico Dainin Jôkô Sensei Jôkô – enseignement aux jeunes ordonnées – Août 2014)



Photos de la veillée des lumières célébrée au cœur de la Place Champerret à Paris
en octobre 2014 par la fraternité de La Montagne Sans Sommet.
300 personnes de tout horizon silencieusement assises portant au creux des mains une lanterne allumée,
chantant de merveilleux sutras au son des cloches et des tambours,
faisant le vœu profond que ce monde soit plus lumineux et que tout être soit libéré de la souffrance